LES BALTES – Estonie

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LE SOVIET-EPONGE

Après la grande Finlande, me voici dans les pays Baltes, de l’Estonie à la Lithuanie en traversant la Lettonie, 3 petits pays qui m’en ont fait voir de toutes les couleurs.

Bon d’abord, je dois l’avouer, au début j’ai pris cher, enfin du moins, on m’a pris cher. J’ai retrouvé un matin mon van dévalisé de tout le matériel important à mon voyage et de nombreuses heures  de travail. Je partais donc avec un avis sur le pays qui touchait le fond de mon sac…et il ne pouvait que remonter, ça n’a pas loupé! Allez, je t’emmène éboutriper dans les baltiques!

C’est quoi les pays Baltes

Déjà, pour connaitre un peu les pays Baltes, essaie d’imaginer des pays que seulement il y a une vingtaine d’années vivait l’époque soviétique. L’époque de la non-consommation, des magasins vides, des files d’attente le lundi pour le lait, le mardi pour les oeufs, les passeports internes, la nécessité de prévenir les autorités lorsqu’on sortait simplement de sa ville pour plusieurs jours… Maintenant c’est plutôt la propriété privée, le Mac Do, Zara et tout le « made in china », l’ouverture des frontières, l’espace Schengen, l’internet haut débit, l’iPhone, et la carte d’identité à puce… enfin tous les problèmes modernes. Donc quand tu arrives ici, tu ne t’attends pas à des pays ordinaires…

L’ESTONIE

J’ai donc rejoins en premier L’Estonie  et sa capitale Tallin. Pour faire bref, l’Estonie c’est 50% de forêts, 13% de tourbières et pour le reste… des champs et un peu de ville!

Etant donné que l’on m’a dévalisé, je n’ai pas traîné à Tallin, et c’est bien dommage car cette ville regorge d’histoire et malgré le peu que j’ai vu, reste pour moi, la plus belle capitale d’Europe.

J’ai donc filé dans un petit bois à la sortie de la ville. ma pince à la main, j’ai quand même réussi à pêcher le plus gros poisson de mon voyage. En 1 h de ramassage, 48 kg de déchets ramassés, c’est juste énorme, et je vous épargnerai les détails, mais croyez-moi, c’était la caverne d’alibaba des choses les plus sales que j’ai pu trouver.

C’est aussi ici que j’ai croisé un autre Français, Johan et son camion, qui voyage en solo. Bon rigolez pas, mais mon van tient dans le sien 😉

Mais alors après ça!! rien, que des châteaux forts, des routes déglinguées, des maisons en bois sortant tout droit d’un film d’horreur, des forêts magnifiques, des petits villages remplis de boutiques « do it yourself » mise à part dans les grandes villes, ce pays est en harmonie totale avec la nature, c’est beau, chaleureux (même par -20°) et franchement dépaysant.

Et quand on leur parle de problèmes écologiques, comme le dit super bien lola Valérie : « Quel sens a l’agriculture biologique dans un pays où des lycéens racontent que ce week-end ils sont allés cueillir des champignons ou des baies, ramasser des pommes ou des pommes-de-terre ? Que signifie le réchauffement de la planète dans un pays où il fait souvent jusqu’à -30° en hiver, et rarement plus de 18° en été ? Que signifie l’économie d’énergie dans un pays où les gens passent facilement leur été dans une cabane sans eau courante ou sans électricité ? Pourtant, on trie les déchets, on pense qu’il est nécessaire de faire attention à la nature, et on projette de construire un grand champ d’éoliennes sur une des îles du pays, puisque on a et l’espace et le vent. »

J’ai donc choisi, de visiter quelques villes comme Parnü, Viljandi, le parc national Soomaa, longer la mer gelée avant de rejoindre la ferme de  Murese Talu dont je te parle dans le lien.

Evidemment c’est gris, m’enfin c’est l’hiver… et ça crée une ambiance très particulière

Après une bonne semaine en Estonie, j’ai repris la route pour visiter le reste des baltiques, le froid commence à revenir, du coup j’accélère, 80 km/h pied au plancher, je rejoins Valmiera, Cesis et Sigulda en Lettonie. Je t’en parle un peu plus tard, mais j’ai eu la chance de découvrir l’histoire de ces pays trop peu connu et pourtant si proches… et quand une grand mère te fait une leçon privée d’histoire soviétique dans un bunker, avec une mitraillette de 1944 à la main, franchement tu dis oui et tu fais pas répéter 😀

Bilan Estonie

L’Estonie est donc, au niveau de mon projet, mon pays préféré, j’ai rencontré des personnes formidables et appris énormément. Et franchement, comment peut on critiquer le pays ou est né l’association Let’s do it, qui est maintenant la plus grosse association mondiale sur le ramassage des déchets sauvages, implantée partout dans le monde…et ouai ça vient d’ici!

Détails du ramassage :

Kilomètres parcourus : 388 Km

Temps passé :   jours

Essence consommés : 35 Litres

Pollution réalisée : 80   Kg CO²

Déchets ramassés : 57   Kg

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Tu peux visionner toutes mes photos plus facilement ici : Albums

4 réponses

  1. Emilie
    | Répondre

    Coucou Landry
    Encore un super article
    Merci de nous faire voyager avec toi ca donne vraiment envie !
    Bisou !

  2. Mika Ritvos
    | Répondre

    Merci pour tes commentaires et tes observations. Tu as l´oeil vif. En vivant ici en Finlande je remarque des choses intéressantes grâce à toi. Je parle de détails auxquels je n´ai pas fait attention auparavent. On devient á la longue facilement aveugle aux « petits trésors » de son propre patelin ;0)

    • Landry
      | Répondre

      J’ai adoré la Finlande, c’est la deuxième fois que j’y met les pieds et c’est toujours autant plaisant. Concernant ton commentaire, c’est vrai que l’on connait souvent plus de choses ailleurs que dans son « chez soi » mais c’est un plaisir de vous les faire découvrir. Merci pour ton com’ 🙂

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